Le 1er mai est, en France, un jour férié à statut particulier. En 2016 il tombait un dimanche, mais ce détail calendaire ne modifie pas son caractère légal : il reste reconnu comme jour férié national. Cet article rappelle le cadre juridique applicable, explicite les conséquences possibles pour les employeurs et les salariés, et replace le contexte des mobilisations de 2016, en particulier celles liées au projet de loi « travail » (appelée aussi « loi El Khomri »).
Le cadre légal : le Code du travail
Le Code du travail consacre le 1er mai comme jour férié légal. Les articles L3133-4 à L3133-6 fixent le caractère particulier de cette date : contrairement à d’autres jours fériés qui peuvent être chômés ou travaillés selon les conventions, le 1er mai bénéficie d’un régime protecteur. Dans la pratique, cela signifie que le maintien de salaire et la prise en compte de cette journée dépendent souvent des dispositions conventionnelles, des accords d’entreprise ou de l’usage.
Conséquences pour le salaire et la durée du travail
Lorsque le 1er mai est chômé, beaucoup de conventions prévoient le maintien du salaire. Si un salarié est amené à travailler ce jour-là, une majoration ou une compensation en repos peut s’appliquer selon l’accord collectif ou le contrat de travail. En l’absence de disposition conventionnelle, l’employeur et le salarié doivent se référer aux règles générales du Code du travail et à la jurisprudence applicable. Les entreprises à activité continue (hôpitaux, transports, production industrielle) disposent de règles spécifiques pour l’organisation des équipes et la rémunération.
Calendrier : 1er mai 2016
Le 1er mai 2016 tombait un dimanche, ce qui implique que, pour de nombreux salariés, il coïncidait déjà avec un jour de repos hebdomadaire. Toutefois, le statut de jour férié demeure et conserve ses effets juridiques, notamment pour les salariés dont le repos hebdomadaire est fixé un autre jour ou pour ceux aux horaires atypiques. Les entreprises et les organismes doivent vérifier les conventions collectives pour connaître les modalités précises applicables.
Le contexte social : le projet de loi Travail
Au printemps 2016, la France a connu une forte mobilisation syndicale contre le projet de loi réformant le Code du travail, porté par la ministre Myriam El Khomri. Les syndicats ont organisé plusieurs journées d’action, dont une date nationale le 28 avril et des rassemblements le 1er mai. Ces mobilisations ont rassemblé des cortèges en grand nombre dans plusieurs villes et ont été marquées par des revendications autour de la flexibilité du travail, de la protection des salariés et des garanties collectives.
Les journées clés et leur déroulement
- 28 avril 2016 : journée nationale de manifestations appelée par plusieurs syndicats, avec des cortèges dans de nombreuses villes.
- Entre le 29 avril et le 30 avril : actions locales, rassemblements et préparations des trajets pour le 1er mai.
- 1er mai 2016 : traditionnellement jour de manifestations, cette année les cortèges ont pris une dimension particulière liée au projet de loi, avec des rassemblements, des prises de parole et, dans certains lieux, des heurts et des dispositifs policiers renforcés.
Les bilans humains et matériels varient selon les sources : autorités publiques (préfectures, ministères) et syndicats fournissent souvent des chiffres divergents. Il convient de croiser les communiqués officiels, les dépêches des agences de presse et les reportages locaux pour obtenir un panorama complet et vérifiable des événements.
Impacts pratiques et recommandations
Pour les salariés : consulter sa convention collective permet de connaître ses droits en matière de maintien de salaire ou de majoration. En cas de travail le jour férié, demander par écrit les modalités de compensation peut éviter les litiges. Pour les employeurs : anticiper l’organisation du travail, communiquer aux équipes et vérifier les accords collectifs évite les erreurs de paie et les contentieux.
Bilan et sources
Le bilan des mobilisations du printemps 2016 doit prendre en compte plusieurs types de sources : communiqués syndicaux pour les revendications et les chiffres revendiqués, dépêches d’agences (AFP, etc.) pour les comptes rendus rapides, et articles de presse régionale pour les détails locaux et vidéos. Les écarts entre comptages syndicaux et comptages officiels sont classiques : il est donc recommandé de consulter plusieurs sources primaires pour établir une synthèse fiable.
Le 1er mai 2016, bien qu’il tombât un dimanche, est demeuré un jour férié légal en France et a été le point d’orgue d’une séquence de mobilisations contre le projet de loi Travail. Sur le plan juridique, le statut du jour férié impose des vérifications au cas par cas selon les conventions et les accords d’entreprise. Sur le plan social, les manifestations ont rappelé la sensibilité des sujets touchant au droit du travail et la nécessité de recouper les sources pour obtenir un bilan précis. Pour toute situation concrète (rémunération, repos, majorations), il reste conseillé de se référer aux textes applicables et, si nécessaire, de consulter un conseiller juridique ou un représentant syndical.








