Chic, on monte à Paris ! …Et pour une Surpat’ !
Évidemment depuis plusieurs jours on liste l’indispensable, le nécessaire, le superflu pour cette soirée ; Christine, la (Sainte) Patronne de VintagePeople, rongée par les affres du dress-code, n’a pas hésité : elle a commandé trois robes pour faire son choix…et les emmène toutes, pour se décider au dernier moment évidemment.
Comme l’on pouvait s’y attendre nous partons avec du retard sur l’horaire prévu, mais sans affolement : à quoi bon ?
Dame GPS nous mène à bon port après un voyage sans histoire ; nous découvrons alors les lieux : whaouou ! Ça déchire ta race de Surpat’, le Café A !
Avec ravissement (nous sommes des provinciaux ne l’oubliez pas) nous parcourons du regard chaque ensemble, chaque détail : Pas de doute, c’est une belle soirée qui s’annonce !
Il nous faut peu de temps pour trouver où s’installer et comment : Nous équipons le karaoké, et un coin Vintage People dédié à tirer le portrait des Surpateurs effrénés à venir : Tables tripodes, radios, téléphones, mini juke-box, fauteuils, tapis poilus, en un tour de main une ambiance est posée; on vous fait une confidence :
on est très contents à ce moment de notre implantation.

Corner VP café A
Comme des pros, c’est aussi l’occasion de notre plantage de la soirée : les indispensables flyers et autres tampons et affichettes sont restés…à Angers. C’est une équipe qui gagne, ça ! Alors on monte fissa un plan B : nous marquerons au dos de chaque photo nos coordonnées- ce qui s’appelle du marketing vintage - et puis voilà.
Après un rapide repas est venu le moment déchirant du choix de robe pour Christine: le visage parcouru de larmes en rivières, elle se tord les doigts devant cette véritable tragédie cornélienne; après de longues minutes de sanglots ininterrompus, c’est d’une voix brisée par l’émotion qu’elle décide au final de sa tenue.
Vite remise, (c’est le lot de toutes les tragédiennes vous savez), elle peut alors rejoindre le Café A.
Là, c’est un flot continuel de surpateurs qui fait patiemment la queue au vestiaire, avant de passer dans la salle, que dis-je, le dancing comme ça se disait en 60 !

Nous découvrons avec gourmandise les tenues arborées, les coiffures parfois sophistiquées, les maquillages élaborés de ces dames; certains messieurs ne sont pas en reste et ont soigné leur tenue : c’est de la surpat’ classe, catégorie Café AAA!
Alors que s’enchaînent les tubes immémoriaux ( Dieu que ça fait du bien!) nous reprenons nos esprits pour accueillir les uns après les autres les hôtes de la soirée: Sans bousculade, avec la plus grande des patiences certains attendent, stoïques, l’enchaînement prise de vue (ça fait beaucoup plus pro de dire prise de vue plutôt que photo) – impression. Nous subissons parfois, le mot est juste, certains passages en karaoké…même en connaissant les versions originales, il faut souvent un gros effort pour reconnaître les morceaux !
La soirée bat son plein, les jambes nous rentrent dans le corps mais comme nous avons lu les stoïciens, nous tenons!

Le plaisir de ces instants de pose-photo entre amis est tel que nous verrons certains passer deux fois, trois fois…Et comme nous n’avons qu’une devise, « vous faire plaisir », nous n’opposons que de molles protestations à ces joyeux et gourmands surpateurs.
Puis arrive l’heure de fin de soirée, les Cendrillons font à nouveau une queue interminable pour récupérer leur manteau, indispensable ce soir là ; puis c’est rangement rapide du matos…Tout est là, de la plus petite pièce à la plus imposante, aucune évaporation : Bravo, que des gens très bien élevés au Café A !
Notre hôtel n’est qu’à une encablure, et ce n’est pas un détail ; nous prenons la route le lendemain sous le soleil, du coup Dame GPS choisit de nous promener par les itinéraires bis : Elle a bien raison, ce sont les plus beaux !
C’est aussi l’occasion de se repasser la soirée en cinéma intérieur ; belle, très belle soirée.
Au fait, c’est pour quand notre prochaine sortie ?
- Piero dis ? Roubaix tu connais ? ….
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